Lire une seule carte dans sa position
La méthode de base : quatre passages sur une carte, dans un ordre fixe.
Tout le reste de cette partie du cours repose là-dessus. La méthode est volontairement mécanique, et la raison est simple : elle empêche votre première réaction de devenir toute la lecture.
Passage un : décrire l’image
Avant tout sens, dites ce qui se passe littéralement sur l’image. Qui est là. Ce qu’il fait. Où il regarde. Quel temps il fait.
Cela paraît banal. C’est l’habitude la plus utile de la lecture de cartes, parce que les détails que vous remarquez aujourd’hui ne sont pas ceux du mois dernier, et l’image est la partie qui répond à votre question.
Passage deux : énoncer le sens habituel
Rappelez ce que la carte signifie traditionnellement, y compris la part qui vous arrange mal. La plupart des cartes ont une lecture claire et une lecture dure. Tenez les deux. Ne choisissez pas encore.
Passage trois : plier au sens de la position
Posez à la carte la question de la position. « Difficulté » et « conseil » tirent des choses très différentes de la même image. L’Ermite en difficulté, c’est l’isolement. L’Ermite en conseil, c’est un retrait délibéré pour réfléchir.
C’est ce passage-là que les débutants sautent, et c’est lui qui fait qu’un tirage signifie quoi que ce soit.
Passage quatre : appliquer à la situation
Traduisez dans le concret de la question. Non pas « cette carte parle de perte », mais « ce qui se perd ici, c’est l’idée qu’ils financeraient la deuxième année ».
Soyez assez concret pour pouvoir vous tromper. Une lecture sur laquelle on ne peut pas se tromper n’a rien dit.
Deux façons de dévier
S’arrêter au passage deux. Réciter le sens n’est pas lire. Si votre interprétation conviendrait à n’importe quelle question, vous en êtes encore au deux.
Sauter au passage quatre. Aller droit de l’image à sa propre situation ressemble à de l’intuition. C’est là qu’habite la projection, et les deux passages du milieu en sont le contrôle.
Si vous bloquez sur une carte
Retour au passage un. Presque toutes les lectures enlisées se révèlent être des lectures où personne n’a vraiment regardé l’image.